Mercredi 7 octobre 2009

Les organisations du Front de Gauche (Parti Communiste Français – Parti de Gauche – Gauche Unitaire) apportent leur soutien à la journée nationale d’action interprofessionnelle qui se déroulera le mercredi 7 octobre.

Face à la crise du système capitaliste, aux attaques du patronat et aux mesures libérales renouvelées de la droite, il est primordial que les salarié(e)s fassent entendre fortement dans la rue leur opposition à ces mesures et l’exigence d’autres choix de société. Ils et elles ne veulent pas subir le chômage de masse, la précarité et les bas salaires, nous sommes à leurs côtés ; ils et elles ne sont pas responsables de la crise et n’ont aucune raison de la payer.

Pour les organisations du Front de Gauche, il est grand temps d’utiliser les richesses produites en faveur d’une augmentation des salaires, des minimas sociaux et d’un nouveau type de développement qui mette fin aux désastres environnementaux. Il est grand temps aussi d'interdire les licenciements dans les entreprises qui font des profits et de donner de nouveaux droits aux représentants des salarié(e)s pour donner la priorité aux besoins sociaux, favoriser des investissements en faveur des emplois stables, de la formation et d'une production qui respecte les équilibres écologiques Ce sont ces questions essentielles qui nous permettront de relever les défis de notre temps. 

C’est le sens des trois propositions de lois déposées par les parlementaires du Parti Communiste Français et du Parti de Gauche sur lesquelles le Front de Gauche entend mener une campagne de popularisation et de mobilisation pour les faire voter par le Parlement.

Parti Communiste Français – Parti de Gauche – Gauche Unitaire le 6 octobre 2009


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Lundi 5 octobre 2009

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Jeudi 1 octobre 2009

Lundi 21 septembre, le président hondurien Manuel Zelaya est rentré au Honduras, près de trois mois après le coup d'Etat du 28 juin dernier. Pour soutenir son retour, des milliers de Honduriens se sont alors rassemblés à Tegucigalpa, devant l'ambassade du Brésil, où Zelaya a été accueilli.

Le gouvernement illégitime de Roberto Micheletti a immédiatement rétabli le couvre feu ; le pays est en état de siège et l’ambassade du Brésil est la cible de l’armée, au mépris du droit international.  Le Front national de Résistance au Coup d’Etat au Honduras annonce une répression féroce à l’égard des manifestants. En effet, le peuple hondurien, soulevé pacifiquement depuis l'enlèvement de son président élu, est victime de la violence de la police et de l’armée : arrestations arbitraires, disparitions, tortures et assassinats se multiplient pour tenter d’empêcher tout regroupement des citoyens. Mais la détermination populaire est de plus en plus forte.

Le Front national de Résistance au Coup d’Etat au Honduras appelle au renforcement de la solidarité internationale. Le gouvernement putschiste doit tomber et la démocratie doit être rétablie.

Les organisations françaises et latino-américaines de la région marseillaise appellent donc la population à exprimer sa solidarité avec le peuple hondurien lors d’un rassemblement :

-Cours d’Estienne d’Orves, samedi 3 octobre à 15h00

Afin d'exiger :

- La réinstallation immédiate et inconditionnelle de Manuel Zelaya à la présidence du Honduras.
- L'arrêt immédiat de la répression et la libération de tous les détenus.
- Une action efficace et sans ambigüité de la communauté internationale - notamment l'Union Européenne et la France qui doit rejeter le gouvernement issu du coup d’état et joindre les actes aux paroles en suspendant toute aide matérielle et économique à  ce régime illégitime.
- La vérité sur le rôle des fonctionnaires de l’administration étatsunienne, complices des putschistes.
- L’instauration d’une assemblée constituante.

Solidarité avec le peuple hondurien en lutte et les demandes du Front National de Résistance !

Premiers signataires : Aix solidarité. Apatapela. CADTM Aix en Provence. Cercle bolivarien de Marseille. Collectif de solidarité avec le Venezuela 13. Comité Chili Amérique Latine d’Aix en Provence. FASE (Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique). France Amérique Latine 13. France Cuba. FSU 13. Jeunesses communistes 13. Les Alternatifs 13. MRAP 13. NPA 13. Parti de Gauche des Bouches du Rhône. PCF 13. Sudacas. Sudéducation 13.

Marseille, le 25 Septembre 2009
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Mardi 29 septembre 2009

Dans une situation marquée par une offensive accélérée de la droite et du patronat contre l'ensemble des droits sociaux et des droits démocratiques, nous appelons à soutenir et à contribuer aux mobilisations et aux luttes de façon les plus larges et les plus unitaires possible dans la perspective d'une confrontation politique et sociale avec le pouvoir et le patronat. L'enjeu est de faire subir, enfin, une défaite à ce pouvoir réactionnaire.

Les sujets ne manquent pas : la privatisation de la Poste, la multiplication des plans de licenciements, le travail du dimanche, la précarisation du travail et des conditions de vie, la remise en cause du droit aux études pour tous et toutes, l'augmentation du forfait hospitalier, la mise au pas des libertés publiques, les expulsions massives de travailleurs immigrés... Beaucoup de manifestations, d'initiatives sociales et politiques, se mettent en place en cette rentrée. Nous les soutenons ensemble comme la votation citoyenne contre le changement de statut de la Poste, la manifestation pour le droit des femmes du 17 octobre, les marches pour l'emploi, contre la précarité et les licenciements ou les initiatives en riposte au sommet « climat » de Copenhague...

La crise du capitalisme, économique et écologique, continue ses ravages démentant les discours trompeurs sur la reprise et la moralisation de celui-ci. Les États ont distribué des centaines de milliards d'euros ou de dollars aux responsables de la crise financière. Ils demandent maintenant à la population et au monde du travail de payer cette facture, de payer l'addition pour les banques, de payer à la place des pollueurs. La crise écologique s'accentue, alimentée par la logique productiviste du capitalisme : réchauffement climatique, épuisement des ressources naturelles et des terres cultivables, pollutions. Cette crise conduit à la mise en danger des moyens d'existence de millions d'être humains et menace gravement la biodiversité. Il y a urgence et les belles déclarations des gouvernants ne sont pas suivies d'actes conséquents. Nous voulons rompre avec cette logique toujours plus folle du capitalisme productiviste. Nous voulons une politique qui remette en cause la logique du profit pour satisfaire les besoins élémentaires et durables de la population.

Face à un capitalisme de plus en plus brutal et sauvage et à un gouvernement bien décidé à accélérer le rythme de ses attaques, rien ne doit détourner de la nécessaire construction d'une alternative à logique du système capitaliste et productiviste. Sur cette base, il faut œuvrer à gagner la majorité des travailleurs et des citoyens aux perspectives ouvertes par une gauche de combat. Voilà nos priorités.

Or, Face à la détermination du pouvoir Sarkozyste, nous assistons au contraire à un nouveau glissement à droite de la gauche d'accompagnement avec la tentative de construction d'une coalition de centre-gauche PS/MODEM/Europe Ecologie et le projet de primaires. C'est à dire d'une gauche qui va toujours plus vers la droite et risque de favoriser ainsi les futures victoires électorales de cette dernière comme le prouve malheureusement la situation italienne.

Dans ce contexte, les forces qui composent la gauche antilibérale et anticapitaliste ont le devoir de tout faire pour battre la droite et offrir une autre voie : un débouché politique qui permette de mettre en œuvre un programme traduisant dans les régions les exigences populaires issues des mobilisations, un programme régional véritablement alternatif au libéralisme et au productivisme

 


Il s'agit, ensemble, non seulement de contrecarrer l'offensive politique de la droite et du libéralisme pour défendre les exigences du monde du travail, encourager les résistances mais plus fortement inverser le rapport de forces dans les urnes et dans les luttes.

A ce stade, nous savons que des approches différentes existent entre nous sur plusieurs points. Ils sont connus et nous n'avons pas cherché à les esquiver au cours de notre rencontre.

Nous ne pouvons préjuger des décisions souveraines de chacun de nos partis.

Mais nous décidons de constituer un cadre politique national de discussion commun en vue de vérifier la possibilité d'aller ensemble aux régionales.

C'est pourquoi les partis et courants politiques réunis ce jour se sont mis d'accord pour une prochaine réunion de notre groupe de travail sur les Régionales le mercredi 7 octobre. Il aura pour première tache d'élaborer un calendrier qui permettra d'organiser les discussions sur tous les points à régler afin de trouver un accord

C'est un premier pas mais il est important car les enjeux de ces élections sont non seulement régionaux mais nationaux. Ensemble, nous pouvons contribuer à inverser le rapport de force entre la droite, le patronat et les classes populaires dans les luttes et dans les urnes.

Signataires : Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), Gauche unitaire, Les Alternatifs, Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Parti communiste français (PCF), Parti communiste des ouvriers de France (PCOF), Parti de gauche (PG).

On également assisté à cette réunion au titre d'observateurs, des délégations du Forum social des quartiers populaires (FSQP) et de Lutte ouvrière (LO).

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Lundi 28 septembre 2009


La gauche antilibérale n’est plus marginale en Europe. Cette bonne nouvelle constitue la principale leçon des scrutins législatifs allemands et portugais, organisés dimanche. Deux scrutins marqués par un recul des formations social-libérales, quoiqu’en l’espèce « libéral-sociales » conviendrait mieux.

C’est bien évidemment l’Allemagne qui occupait les écrans de télé hier soir. Et sans surprise, dès les premières estimations, il était surtout question de la réélection d’Angela Merkel. Mais celle-ci ne saurait à elle seule résumer un scrutin dont les résultats montrent le rejet des électeurs de la grande coalition droite-gauche (CDU/CSU-SPD) qui gouvernait le pays depuis 2005.
- Une participation électorale historiquement basse. Signe d’une désaffection des électeurs, le taux de participation aux élections du 17e Bundestag a été de 72,5% contre 77,7% en 2005, qui marquait déjà un record à la baisse. Dans les années 1980, la participation était comprise entre 84 et 90%.
- Les deux grands « Volksparteien » (partis populaires) reculent. La CDU/CSU conservatrice et le SPD de centre-gauche, qui gouvernaient ensemble depuis 2005 ont obtenu dimanche leur plus mauvais score depuis des décennies. Cette désaffection des électeurs profite aux trois petites formations représentées au Bundestag : le FDP, Die Linke et, dans une moindre mesure, les Verts.

La nouvelle coalition gouvernementale

- Angela Merkel n’a pas de raisons de pavoiser. Certes la CDU/CSU l’emporte. Mais elle essuie son deuxième plus mauvais score depuis la fondation de la République fédérale allemande, autour de 33,5-34% dimanche, contre 31% en 1949. Ce recul est particulièrement frappant dans le Schleswig-Holstein, un Land du nord de l’Allemagne, où se déroulait parallèlement des élections régionales : la CDU du ministre-président sortant Peter Harry Carstensen y reste le premier parti en dépit de lourdes pertes qui la font reculer de 40,2% (score en 2005) à 32,7%, son pire résultat régional.
- Petite formation charnière, le FDP est le principal gagnant du scrutin. Avec 14,6% et 93 sièges, la formation de Guido Westerwelle est la nouvelle alliée de Mme Merkel. C’est un parti libéral qui préconise des baisses d’impôt plus marquées que la CDU et un assouplissement des conditions de licenciement.

Rééquilibrage à gauche

- Le SPD obtient son pire score en 60 ans. Avec 23,1% des voix, le SPD ne devrait obtenir que 147 ou 148 sièges, soit 70 de moins que dans la chambre sortante. Depuis la fondation de la République fédérale en 1949, jamais le SPD n’avait fait moins que 28,8%. C’était en 1953. Avec cette défaite cinglante, le SPD solde l’ère Schröder, quand le chancellier social-démocrate conduisait une politique de Troisième voie qui consistait à faire avaler à sa base électorale des politiques économiques et sociales que la droite aurait eu du mal à faire passer. Il récolte aussi les fruits de son choix de 2005 de gouverner avec la droite conservatrice plutôt que de s’appuyer sur une majorité SPD-Verts-Die Linke. Son candidat à la chancellerie, Frank-Walter Steinmeier était vice-chancelier et numéro deux de la coalition sortante, et avait le portefeuille des Affaires étrangères dans le gouvernement d’Angela Merkel.
- Die Linke progresse spectaculairement sur la gauche du SPD. En 2005, cette nouvelle formation qui n’était alors qu’une alliance électorale avait réuni 8,7% des suffrages. C’est depuis dimanche le quatrième parti d’Allemagne, avec 12,4% des voix et 76 à 79 sièges. Il devance les Verts (10,6%) qui gagnent un peu plus de deux points. « Nous sommes désormais le parti qui fera pression pour que l’Etat social soit reconstitué », a déclaré son coprésident Oskar Lafontaine, transfuge du SPD.

La progression de Die Linke, né d’une fusion du PDS (communiste), implanté surtout à l’Est, avec des sociaux-démocrates hostiles à l’évolution vers le centre du SPD, ne manquera pas d’animer les discussions en cours au sein de la gauche française. Elle donne des arguments à tous les partisans d’un front de gauche durable qui assume la confrontation avec le PS. Et sera vraisemblablement au cœur des discussions de la réunion, prévue en fin d’après-midi, entre le PCF, le Parti de gauche, le NPA, la Gauche unitaire, la Fédération pour une alternative sociale et écologique et les Alternatifs, en vue des régionales.

Une « victoire » en trompe l’oeil

Ce n’est pas le résultat des élections législatives portugaises, qui se tenaient aussi hier, qui infirmeront cette analyse. Car même si le Parti socialiste du Premier ministre sortant José Socrates emporte la victoire, avec 36,56% des voix contre 30,37% pour ses rivaux de centre-droit.  [1], les socialistes européens auraient tort de ce réjouir de ce résultat.
- 
L’abstention explose. Selon les mêmes résultats partiels, le taux d’abstention avoisine les 40%, un record absolu pour des élections législatives depuis l’avènement de la démocratie au Portugal en 1974.
- Le PS portugais recule fortement. Certes avec 96 sièges au Parlement, il obtient une large victoire face au Parti social démocrate (PSD, 29,09%, 78 sièges) qui n’est pas un parti de gauche, contrairement à ce que son nom pourrait laisser croire puisque c’est la formation politique du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Mais les socialistes sont loin de conserver la majorité absolue conquise en février 2005 avec 121 sièges sur 230 au parlement.
- La poussée de la gauche antilibérale se confirme même si elle est de moindre ampleur qu’aux élections européennes. Elle disposera de 31 élus : 16 pour le Bloc de gauche (9,85%), 15 pour la Coalition démocratique et unitaire (CDU) des communistes et verts (7,88%).

José Socrates, « socialiste moderne »

Ce rééquilibrage de la gauche s’explique par la politique conduite par José Socrates, archétype du « socialiste moderne » si prisé des médias bien pensants. Elu secrétaire-général du PS en 2004, Socrates est nommé Premier ministre en mars 2005. Aux prises avec une croissance au point mort et des finances publiques catastrophiques [2], il parie alors sur le secteur privé comme moteur de la reprise et sur un « choc technologique », et prend sans états d’âme des mesures impopulaires : hausse de la TVA (de 19 à 21% !), réduction de la fonction publique, réforme du code du travail, allongement de l’âge de la retraite (à 66 ans !!)... Ce qui a fait dire à Sarkozy, lors de leur première rencontre à Lisbonne en avril 2007 : « Heureusement que les socialistes français ne sont pas comme lui, sinon j’aurais du mal à me positionner ! »
Lui même, ami personnel du chef du gouvernement espagnol José Luis Zapatero, dit « apprécier » Nicolas Sarkozy dont il loue le « caractère iconoclaste » et le « goût du risque ». Les « chaleureuses félicitations » que ce dernier lui a adressé dimanche soir à l’annonce de sa victoire n’étaient pas simplement diplomatiques.
Malgré ces états de service en faveur du néolibéralisme et de l’européisme béat (c’est sous sa présidence de l’UE qu’a été concocté le traité de Lisbonne), il ne manquera pas bonnes âmes moralistes pour nous expliquer que Socrates reste un homme de gauche. On nous rappellera qu’il fait adopter une loi sur la parité homme-femme, la dépénalisation de l’avortement, l’autorisation de la recherche sur les cellules embryonnaire. Et qu’il a promis de légaliser le mariage homosexuel. Comme si les réformes sociétales pouvaient faire oublier l’absence de mesures sociales.

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Nous proposons à tous une démarche militante par la fondation d'un parti creuset, outil de notre projet politique anticapitaliste, le Parti de Gauche. Nous proposons un horizon politique, au-delà du capitalisme, la République Sociale et le programme des transitions qui y conduisent. Nous proposons enfin une stratégie à vocation majoritaire au parlement et au gouvernement, la stratégie du Front de gauche.

Nous entreprenons une démarche politique non seulement pour témoigner des valeurs dont nous sommes les porteurs, les héritiers et les flambeaux pour l'avenir ; mais nous menons également ce combat politique pour rassembler une nouvelle majorité politique de gauche dans le but de gouverner le pays. J'insiste, il s'agit bien de gouverner le pays, de changer la vie. Ce pays nous appartient autant qu'aux puissants qui l'accaparent.

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