Mercredi 28 octobre 2009

80% pour des listes autonomes du Front de Gauche au premier tour des élections régionales. De mémoire de communiste, cela faisait très longtemps que l'on n'avait pas vu une majorité aussi large dans le Conseil national du PCF. Une dynamique contagieuse est à l'œuvre. La stratégie du Front de Gauche convainc aujourd'hui les communistes davantage encore qu'à la veille des européennes. Et pourtant chacun sait que pour le PCF la décision de présenter des listes autonomes du PS et d'Europe écologie après avoir participé à la gestion de beaucoup de régions aux côtés du PS n'était pas facile. Pour le Parti de Gauche qui invitait à poursuivre le Front de Gauche aux régionales dès son CN du 13 juin dernier, ces cinq mois d'attente ont été longs. Mais notre patience respectueuse des débats de nos partenaires est récompensée. Et notre optimisme si moqué se révèle une fois encore plus juste que les prophéties des Cassandre.

 

Le choix du CN du PCF témoigne de la prise de conscience qui monte dans l'autre gauche : si nous ne sommes pas capables de constituer ensemble une alternative, nous risquons d'être entraînés vers le trou noir démocrate comme l'a été toute la gauche italienne. Contrairement à ce que prétendent les dirigeants du PS, les listes du Front de Gauche seront un atout pour battre la droite. Elles nous donnent un moyen de mobiliser notamment l'électorat populaire qui ne se reconnaît pas dans ce qu'est devenu le PS. Et au second tour elles agiront pour le rassemblement de toute la gauche sans recours au Modem. Bien sûr nous nous donnons aussi un point d'appui pour changer les rapports de force à gauche. Cela contrarie sans doute le PS. Mais c'est la meilleure condition du rassemblement et de la victoire. Car la victoire de la ligne démocrate portée par un PS englué dans la recherche d'alliances avec le Modem annoncerait une défaite durable de la gauche.

 

Les conditions sont maintenant réunies pour que toute l'autre gauche se rassemble. La question des exécutifs ne doit pas l'empêcher, d'autant que nous pouvons nous accorder sur une participation conditionnelle. Le texte du PCF reprend cette idée. Le NPA y semblait près. Il semble maintenant se raidir. Ce serait une lourde faute. Car une occasion historique se présente pour l'autre gauche. Il n'y en aura pas d'autre avant 2012. Il faut la saisir sans barguigner.

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Mardi 27 octobre 2009


Le Conseil National du Parti Communiste vient de prendre la décision que nous attendions avec tant d'impatience et d'espoir. Il s'est prononcé en faveur d'une "offre différente du Parti socialiste et de Europe écologie" au premier tour des élections régionales. C'est une très bonne nouvelle. Le Front de Gauche continue. Il reste le point d'appui unitaire dont dispose l'autre gauche et les citoyens qui veulent un vrai changement dans notre pays vers les solutions de gauche à la crise.


J'approuve la formule du texte communiste précisant que le but n'est pas d'opposer une gauche à l'autre dans la compétition qui va avoir lieu au premier tour mais qu'il s'agit de faire "bouger le curseur à gauche". Je ne l'aurais pas dit de cette façon, mais l'idée me va tout à fait.


A présent les amis du NPA doivent eux-aussi faire l'effort qui est attendu d'eux. Ils ne doivent plus bloquer tout le rassemblement sur la question de la participation ou non aux exécutifs régionaux. Car aucune des autres  formations et partis présents autour de la table du groupe de travail qui nous réunit ne veut d'une formule qui dirait "jamais" sur ce sujet. Formule abstraite et contre performante pour une campagne de conviction visant à remobiliser les électeurs des milieux populaires qui croient déjà que la politique est impuissante à changer leur vie...


Nous avons proposé que cette question se règle de façon "conditionnelle". On peut le lire dans la déclaration du Conseil National du Parti de gauche adoptée samedi. De leur côté, les communistes disent "si les conditions politiques sont réunies". Si l'on précise lesquelles et comment cela se décide, leur formule me parait simple et claire.

Le NPA ne peut méconnaitre tout cela. A moins qu'il ait décidé, de toutes façons, de faire cavalier seul. Tout le monde me répète que c'est leur intention. Mais moi, je ne le crois pas. Comme je ne croyais pas non plus ceux qui me disaient: "jamais le PC n'aura l'audace de partir sans les socialistes au premier tour". Et la preuve est faite qu'ils ont eu cette audace !

 

Le calme et la prise de hauteur, il n'y a que ça de vrai......

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Lundi 26 octobre 2009

L' ASSEMBLEE GENERALE DU PG13 SUR GARDANNE LE 27 OCTOBRE EST ANNULEE

LA VISITE D' ERIC COQUEREL SECRETAIRE NATIONAL DU PARTI DE GAUCHE INITIALEMENT PREVUE A LA MEME
DATE EST REPORTEE


MERCI D'EN PRENDRE NOTE
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Dimanche 25 octobre 2009

Les prochaines élections régionales auront une signification nationale. Car le débat de la campagne électorale et le résultat du vote prendront leur place dans le cadre de la crise économique et politique qui accable notre pays. Aujourd'hui nous vivons un paradoxe. Cette crise, les choix et les méthodes du gouvernement de Nicolas Sarkozy devraient placer la gauche comme un recours attendu par le pays. Ce n'est pas le cas.  Loin de là. C'est même le contraire souvent : la droite continue de gagner les élections partielles ou l'abstention devient abyssale. Si rien ne change, non seulement Sarkozy continuera de se sentir les mains libres mais il peut raisonnablement envisager sa réélection. Selon nous, il ne doit pourtant rien à ses propres forces mais tout à la carence de la gauche qui n'est pas à la hauteur.


Pourquoi en est-il ainsi ? Notre analyse nous conduit à constater que la domination du Parti socialiste sur la gauche est la principale cause de la difficulté à mobiliser le grand nombre. En effet elle cantonne toute les propositions dans le cadre étroit de l'accompagnement du libéralisme et elle diffuse dans toute la gauche le poison de ses querelles de personnes et compétition de carrière. Quand la politique de la droite frappe, le PS aujourd'hui est un étouffoir pour toute dynamique populaire qui voudrait remettre en cause le système et imaginer un autre futur. Comme si cela ne suffisait pas, avec les offres d'alliance au Centre, le PS annonce clairement qu'il n'entend pas aller plus loin que ce que le MODEM peut accepter. Cette confusion, dorénavant entretenue dans toutes les élections est un adversaire permanent de la mobilisation à gauche.


Dans ce contexte, notre responsabilité est de proposer un autre chemin, une autre méthode pour que notre peuple puisse faire un autre choix. Sinon comment en finir avec le libéralisme et le productivisme ? Nous ne nous satisferons jamais de la seule protestation contre l'ordre établi. Nous voulons le changer pour de bon. Il faut pour cela construire une nouvelle majorité de gauche autour d'un nouveau pôle de rassemblement à gauche. Notre stratégie est l'alliance de toute l'autre gauche pour y parvenir. Pour commencer cette nouvelle alliance, nous avons construit le Front de gauche avec les communistes. Il est aujourd'hui le seul point d'appui unitaire disponible. Il a déjà reçu le soutien de 6,5 % des électeurs à sa première présentation devant les électeurs d'outre mer et de métropole. C'est un acquis précieux. Nous voulons le développer pour qu'il devienne la force de référence à gauche.. Et en même temps nous voulons que le front de gauche élargisse sa capacité à peser sur les évènements en concluant une alliance électorale stable avec toutes les autres forces de l'autre gauche, organisations, personnalités, groupement de dimension nationale où locale.


Le Parti de Gauche a travaillé depuis des mois en vue de ce résultat. Aujourd'hui existe un lieu qui permet le dialogue et les convergences, c'est le groupe de travail puisqu'il réunit à la fois les forces qui composent le Front de Gauche et des formations comme le NPA, les Alternatifs ou la Fédération. Bien sur il existe toujours des différents, parfois importants. Mais aucun ne doit être insurmontable pour peut qu'on en ait la volonté. D'ailleurs les avancées n'ont pas manqué au cours des trois premières réunions de ce Groupe de Travail. Le 28 octobre et 2 novembre deux nouvelles rencontres sont prévues. Nous voulons qu'elles permettent de conclure. Nous avons besoin en effet de passer rapidement a l'action et d'entrer tous ensemble de plain pied dans la campagne pour convaincre et entrainer nos concitoyens.


Le CN du Parti de Gauche présente à cet effet ses propositions :


1) Nos listes devront être, aux premiers tours, autonomes et indépendantes vis-à-vis du PS et d'Europe écologie.


2) Elles affirmeront que leur but est de réunir une majorité autour d'elles et de leur programme. Elles s'engageront, en conséquence, à défendre ce programme, quoiqu'il advienne dans les futurs conseils régionaux. Elles chercheront à les mettre en œuvre partout où le rapport de forces le permettra. Bien sur cette ambition suppose que notre programme ne soit pas uniquement déclamatoire et propagandiste ! Nous proposerons une politique cohérente, applicable dans le champ de compétences légales des régions, changeant réellement la vie des citoyens, l'exercice de la démocratie et modifiant le rapport de force avec les mécanismes de l'économie capitaliste en région.


3) Nos listes s'engageront sans ambigüité sur le principe du rassemblement contre la droite au 2ème tour. C'est ce que nous nommerons des « fusions démocratiques » composées proportionnellement aux résultats du premier tour. Elles s'opéreront autour de la liste arrivée en tête : la notre, celle d'Europe écologie ou celle du PS. Nous demanderons solennellement le même engagement du PS et d'Europe Ecologie.


4) En ce qui concerne la participation aux exécutifs nous serons également sans ambigüité. Nous voulons gouverner notre pays. Pourquoi ne voudrions-nous pas diriger une région ? Mais la participation aux exécutifs s'envisage comme un moyen d'atteindre nos objectifs. Ce n'est donc ni « jamais », ni « toujours ». Notre participation est donc liée aux conditions qui la rendent possible. Il s'agit du contenu du programme de deuxième tour, et du rapport de force permettant de l'appliquer. Bien sur, cette hypothèse exclut toute participation du Modem ou d'une quelconque organisation de droite. En raison du rapport de force entre les trois listes de gauche qui se disputeront les suffrages, la situation au soir du premier tour sera sans doute complexe du fait de la présence d'Europe écologie et de listes régionales.. C'est pourquoi nous proposons de ne pas nous enfermer dans un vis-à-vis avec le seul PS. Nous proposons de juger au cas par cas et en tenant compte aussi du déroulement de la campagne nationale et régionale.  Nous voulons rappeler que tout commence par un point incontournable. Un préalable à l'accord national que le Parti de Gauche est disposé à conclure sur ces bases : les listes de rassemblement de l'autre gauche au premier tour des régionales doivent être clairement autonomes du PS et d'Europe Ecologie. Nous savons qu'au moment même où nous adoptons cette déclaration, le CN du PCF travaille son « offre » nationale pour les Régionales. Nous espérons qu'elle contiendra clairement cette affirmation.



Ensemble, nous pourrons ainsi continuer à mettre la dynamique du Front de Gauche au service du rassemblement unitaire de toutes les forces qui n'ont pas renoncé à opposer une alternative à la logique du système capitaliste et des modèles productivistes. Ce sera notre propre offre dès la prochaine réunion du groupe de travail de toute l'autre gauche.

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Mardi 20 octobre 2009


Samedi, le temps était aussi pourri que le gouvernement. C’est ce que criaient les camarades du Parti de Gauche samedi en manifestant pour les droits des femmes. Cette année il y avait du monde. Pas comme l’année dernière ! J’ai vu les présents. J’ai noté les absents.


Premier prix dans la catégorie des militants politiques bien mobilisés : le NPA. De loin les plus nombreux et les plus jeunes. Deuxième prix, nous, le PG. Pour notre première sortie en cortège, préparée à la dernière minute par l’équipe morte de fatigue de la campagne des Yvelines, nous étions dignes et nombreux ! Dernier prix, les Verts : cinq présents.  Mais je croise a Strasbourg leur député européenne, Karima Delli, qui a chopé froid dans cette affaire et la grippe avec. Même le PS a fait bien! D’abord, il était là, organisé avec sa banderole et des militants de la vieille garde « qui ronchonne mais fait le boulot ». La branchouille social bobocrate n’était pas là. Ensuite ces socialistes là, ils étaient sommes toutes assez nombreux pour un parti qui ne milite pas. Et ils ont tenu le coup ! Quand il s’est mis à pleuvoir une foutue flotte glacée, leur cortège ne s’est pas débandé. Le notre non plus.


Misère quelle radée ! Et moi, comme les autres, ça m’a éprouvé. Que fais-je là au lieu de somnoler doucement dans mon canapé ? Surtout après une semaine de chien comme celle-ci ? Et juste avant la quinzaine d’acier qui m’attend. En plus, les incroyable de la préfecture de police ont annoncé qu’on était trois cent. Quelle exagération ! En fait, on était deux. Comme au PG. N’empêche que cette flotte gelée était drôlement perçante. Un coup de la droite ? Moi qui ai une tignasse plus serrée que de la moquette j’étais frigorifié par le haut ! Un camarade m’a rappelé l’invention somme toute déjà bien diffusée, du parapluie. Bonne trouvaille ! J’ai donc fait le chemin sous le pépin de Jean Charles Lallemand. Un de l’équipe à Martine Billard. Décidément ces écolos sont malins, non ?


Cette année il y avait Bernard Thibault, le premier de la CGT. C’était à mes yeux l’évènement dans l’évènement.


Jean-Luc MELENCHON

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Nous proposons à tous une démarche militante par la fondation d'un parti creuset, outil de notre projet politique anticapitaliste, le Parti de Gauche. Nous proposons un horizon politique, au-delà du capitalisme, la République Sociale et le programme des transitions qui y conduisent. Nous proposons enfin une stratégie à vocation majoritaire au parlement et au gouvernement, la stratégie du Front de gauche.

Nous entreprenons une démarche politique non seulement pour témoigner des valeurs dont nous sommes les porteurs, les héritiers et les flambeaux pour l'avenir ; mais nous menons également ce combat politique pour rassembler une nouvelle majorité politique de gauche dans le but de gouverner le pays. J'insiste, il s'agit bien de gouverner le pays, de changer la vie. Ce pays nous appartient autant qu'aux puissants qui l'accaparent.

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