Samedi, le temps était aussi pourri
que le gouvernement. C’est ce que criaient les camarades du Parti de Gauche samedi en manifestant pour les droits des femmes. Cette année il y avait du monde. Pas comme l’année dernière ! J’ai vu
les présents. J’ai noté les absents.
Premier prix dans la catégorie des militants politiques bien mobilisés : le NPA. De loin les plus nombreux et les plus jeunes. Deuxième prix, nous, le PG. Pour notre première sortie en cortège, préparée à la dernière minute par l’équipe morte de fatigue de la campagne des Yvelines, nous étions dignes et nombreux ! Dernier prix, les Verts : cinq présents. Mais je croise a Strasbourg leur député européenne, Karima Delli, qui a chopé froid dans cette affaire et la grippe avec. Même le PS a fait bien! D’abord, il était là, organisé avec sa banderole et des militants de la vieille garde « qui ronchonne mais fait le boulot ». La branchouille social bobocrate n’était pas là. Ensuite ces socialistes là, ils étaient sommes toutes assez nombreux pour un parti qui ne milite pas. Et ils ont tenu le coup ! Quand il s’est mis à pleuvoir une foutue flotte glacée, leur cortège ne s’est pas débandé. Le notre non plus.
Misère quelle radée ! Et moi, comme les autres, ça m’a éprouvé. Que fais-je là au lieu de somnoler doucement dans mon canapé
? Surtout après une semaine de chien comme celle-ci ? Et juste avant la quinzaine d’acier qui m’attend. En plus, les incroyable de la préfecture de police ont annoncé qu’on était trois cent.
Quelle exagération ! En fait, on était deux. Comme au PG. N’empêche que cette flotte gelée était drôlement perçante. Un coup de la droite ? Moi qui ai une tignasse plus serrée que de la moquette
j’étais frigorifié par le haut ! Un camarade m’a rappelé l’invention somme toute déjà bien diffusée, du parapluie. Bonne trouvaille ! J’ai donc fait le chemin sous le pépin de Jean Charles
Lallemand. Un de l’équipe à Martine Billard. Décidément ces écolos sont malins, non ?
Cette année il y avait Bernard Thibault, le premier de la CGT. C’était à mes yeux l’évènement dans l’évènement.
Jean-Luc MELENCHON