Politique Nationale

Vendredi 11 septembre 2009
Par Parti de Gauche 13éme circonscription élargie
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Samedi 11 juillet 2009


Monsieur le président, monsieur le ministre, mes chers collègues, malgré les fortes oppositions qui se manifestent depuis plus d'un an dans le pays, le Président de la République, le Gouvernement et la majorité ont donc décidé de passer en force pour imposer le travail du dimanche, en évitant toute concertation préalable avec les partenaires sociaux. C'est la quatrième mouture du texte, mais rien n'a changé sur le fond. Elle ouvre toujours la voie à une généralisation du travail dominical, mettant en danger un acquis essentiel des salariés depuis plus d'un siècle, le droit au repos dominical, l'un des fondements de la cohésion sociale et familiale de notre société. Si aucun des arguments économiques avancés n'est vraiment convaincant, le recul social, lui, est bien réel ! Incohérence économique d'abord : travailler le dimanche n'est ni un atout pour le commerce, ni une réponse pour les consommateurs.


C'est, à terme, la disparition programmée des petits commerces, des artisans et des marchés traditionnels, qui ne pourront suivre les mêmes plages d'ouverture ; par voie de conséquence, c'est aussi la perte des emplois associés. Comme l'a parfaitement démontré l'étude déjà citée du CREDOC, l'ouverture des magasins le dimanche ne créera pas d'emplois. Au mieux, elle opèrera des déplacements d'emplois stables en CDI vers des emplois précaires : 15 000 à 20 000 emplois pourraient ainsi être supprimés dans le petit commerce.


Contrairement aux affirmations présidentielles, cette ouverture sera également sans effet sur la croissance, car un surcroît de consommation ne peut provenir que de l'augmentation des salaires et des retraites, sans laquelle il va de soi que les consommateurs ne dépenseront pas davantage ; ils seront simplement conduits à reporter certaines dépenses d'un jour sur l'autre. En février 2007 déjà, le Conseil économique et social affirmait que « la consommation dépend du pouvoir d'achat, et l'effet d'entraînement provoqué par l'ouverture du dimanche ne serait qu'un déplacement dans le temps d'une dépense qui ne varie pas, sauf à solliciter davantage l'épargne ou le crédit, et ne serait qu'un transfert entre commerces ouverts et fermés ». Incohérence économique, mais aussi sociale : on nous parle de sauvegarde de l'emploi, alors qu'il s'agira plutôt de sa précarisation et de sa parcellisation.


La proposition de loi vise officiellement à régulariser des situations contraires à la législation du travail dominical, créant ainsi un effet d'aubaine qui engage bien au-delà du repos hebdomadaire. La banalisation du travail du dimanche conduira à la précarité : CDD, intérim, heures supplémentaires ou encore surcharge de travail due à l'augmentation des amplitudes de travail. C'est ouvrir la porte à des ajustements de l'emploi au détriment des salariés les plus précaires, au premier rang desquels figurent les étudiants et les familles monoparentales. Illusion aussi du volontariat, mis en avant, mais qui n'est au fond qu'un affichage : prétendre garantir le volontariat des salariés, c'est méconnaître la réalité du monde du travail. Tout d'abord, compte tenu du lien de subordination qui caractérise le contrat de travail, le volontariat n'existe pas. En effet, il n'existe pas de liberté en droit du travail : tous les salariés sont juridiquement subordonnés et c'est l'employeur seul qui décide qui travaille le dimanche.



Des milliers de salariés des vendeuses, notamment subissent d'ores et déjà cet état de fait ,ils sont obligés de travailler le dimanche contre leur gré. Comment garantir que le droit de refus des salariés, souvent mis en avant dans ce débat, n'entraîne aucune discrimination dans l'évolution de la carrière, dans l'obtention d'une augmentation de salaire ou dans l'attribution d'une formation ? Le marché du travail et la notion d'offre raisonnable d'emploi permettent-ils vraiment à un salarié de refuser à l'embauche un contrat prévoyant le travail du dimanche ? Chacun connaît naturellement la réponse : la loi ne suffira pas à garantir contre les risques de discrimination et de représailles les salariés ou les candidats à l'embauche qui ne pourraient ni ne voudraient travailler le dimanche. Quant au pouvoir d'achat, des contreparties ne seront rendues obligatoires que pour les salariés travaillant le dimanche sur la base d'une autorisation administrative. Voilà qui exclut la majorité des salariés concernés, notamment ceux des zones touristiques et thermales. Il n'y a dans le texte aucune garantie ni aucune contrepartie pour la majorité des salariés exposés au travail du dimanche.


En outre, le doublement du salaire ne s'appliquera pas si d'autres contreparties sont fixées par accord collectif, même moins favorable. Rien ne permet dans ce texte de déceler objectivement dans l'extension du travail du dimanche une nécessité sociale ou économique l'emportant sur les exigences qui soutiennent le principe d'un jour de repos commun, en vigueur depuis 1906. Au contraire, l'extension de l'ouverture des commerces le dimanche pose des problème sociétaux importants, le repos dominical étant le moment de l'exercice de nombreuses activités familiales, culturelles ou sportives, qui sont autant de voies pour assurer la cohésion sociale. Le coût social de la généralisation et de la banalisation du travail du dimanche est évidemment incalculable. Il ne peut hélas en résulter qu'une déstructuration encore un peu plus forte des liens sociaux. La question posée dans ce débat est bien la suivante : veut-on vraiment d'une société où l'individu n'existe que par sa fonction de consommateur ? Veut-on une société dont le cœur est la consommation, ou bien une société où la personne humaine est placée au centre de toute décision ? Le patronat, qui a déjà largement inspiré ce texte, a clairement répondu à cette question par la voix de sa présidente, Mme Parisot, qui déclarait il y a quelques mois que le débat n'est pas sur le travail du dimanche, mais sur l'ouverture de certains commerces.


Tout est dit ! Parce que le repos dominical est et doit rester un repère collectif dans la société, je souhaite que notre Assemblée s'oppose résolument et massivement à ce texte.

Par Parti de Gauche 13éme circonscription élargie
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Samedi 16 mai 2009


Un meeting dans un cirque, pour un parti qui souffre du syndrome de la bête traquée, voilà encore une fine idée : il ne pense pas aux militants Harlem Désir ? Il devrait le savoir qu’il est fébrile l’adhérent du parti à la rose, qu’il craint de voir son organisation politique chuter à chaque instant. Depuis le temps que le PS se fait taper dessus par les médias. Et par la droite, par le centre, par la gauche de la gauche et par celle, aussi, qu’on ne nomme pas encore — ça ne saurait tarder — la droite de la droite.


Camba en Monsieur Loyal :


Avant même de s’y rendre, il a reçu, à quelques jours d’intervalles, plusieurs SMS de la tête de liste en Île-de-France lui expliquant qu’il « compte sur lui » pour assister au « grand meeting » parisien. Il a beau lui transmettre ses « amitiés », le militant socialiste ne redoute qu’une chose : que le Cirque d’Hiver soit encore plus vide que le Zénith du Printemps des Libertés.

Et quand le militant socialiste arrive enfin devant le bâtiment, sur qui tombe-t-il ? Un François Lamy enchaînant clope sur clope devant le bâtiment. Non, il ne faut pas y voir un signe de stress : c’est juste une (fâcheuse) habitude ! À peine est-il entré dans le bâtiment et voilà qu’il croise Christian Paul, valeureux député anti-Hadopi… tombé la vieille au champ d’honneur du téléchargement illégal.

Non, ce n’est pas un signe. Non, ça ne sent pas la défaite. La preuve : la salle est pleine. Sous le chapiteau, dans une chaleur étouffante, ils sont « 3 000 » (selon les organisateurs et 1 700 selon la police de l’AFP) à scander : « Tous ensemble, tous ensemble, so-cia-listes ! » Ça, c’est un signe : un signe d’unité. Un vrai. Et à la tribune, la photo de famille est belle. Il y a là, Camba, en Monsieur Loyal (sic) qui, dès les premières phrases, crie à la « manipulation » contre « les sondages »  : « Le pire des sondages met le PS à 22% ! Nous serions tétanisés ! Paniqués ! » Non, ce n’est pas un signe. Non, Solférino ne craint pas de se prend un gadin ! 


Badinter en porté disparu :

 

À coté de Jean-Christophe Cambadélis, il y a l’hôte d’un soir, Harlem, qui fait applaudir chaleureusement Martine. Martine qui, à son tour, fait applaudir chaleureusement Bertrand, l’« élu local exemplaire », le « militant fidèle » et Benoît la « relève ». Benoît qui, lui, fait applaudir Harlem et Robert. Oui, Robert Badinter. Ah, il n’est pas là ? Il s’est éclipsé ?

Non, ce n’est pas un signe. Non, le militant socialiste a confiance : le PS a un texte, le Manifesto, qui réunit autour de lui les partis socialistes et sociaux-démocrates de 27 pays et ça, c’est un bon signe. Il y a aussi un invité d’honneur, Antonio Costa, le maire de Lisbonne, qui prouve que ce manifeste est bien réel. Qui prouve aussi que les leaders socialistes ne demandent pas seulement devant leurs électeurs français la tête du président de la Commission Européenne, son compatriote, le Portugais José Manuel Barroso.

Et puis il y a la crise. Grâce à elle, le PS n’hésite plus à s’affirmer de gauche et à parler, sans complexes, de « salaire minimum », de « défense des services publics », d’« Europe plus solidaire », « plus démocratique ». Il y a aussi à la tribune ces preuves vivantes que le parti est à nouveau « ouvert sur la société », en prise avec les mouvements sociaux : Karim Dehak, militant CGT de l’entreprise Magnetto à Aulnay-sous-Bois, un sous-traitant de PSA, ou bien encore Isabelle This Saint-Jean, la présidente de Sauvons la recherche, sans doute la seule personnalité à avoir émergé du conflit des universitaires.  


Aubry en comique troupier :


Et à leurs côtés, il y a une Martine Aubry qui manie l’humour pour dézinguer ses adversaires politiques. François Bayrou qualifié de « Karl Marx en exil quand il est en France et le plus libéral des barbares lorsqu’il est en Europe » ! D’accord, c’est un bon mot emprunté à l' Allemand Martin SCHULZ mais c’est drôle ? Nicolas Sarkozy n’est pas en reste. Lui aussi en prend pour son grade de la part de Martine Aubry qui moque son côté « je-fais-tout-je-suis-omnipotent ». Au lendemain du G20, « il nous a dit : “j’ai réglé la crise” ! » Au moment de la crise en Géorgie, « il est allé en Russie et il les a fait plier ! » Ce ne sont pas les Russes qui ont plié, c’est le militant socialiste qui est plié ! En deux même ! Une campagne en riant, ça, c’est vraiment bon signe ? Ça annonce au moins une victoire en chantant ?


Gérald Andrieu - Marianne
Par Parti de Gauche 13éme circonscription élargie
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Lundi 6 avril 2009

Par Parti de Gauche 13éme circonscription élargie
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Mardi 17 février 2009
Plusieurs milliers de personnes ont manifesté à Paris lundi soir, aux côtés des leaders du NPA, de LO, du PCF ou du Parti de gauche de Mélenchon qui ont réussi l'union pour l'occasion.

«Les Antillais nous montrent la voie pour les salaires et pour l’emploi!» «C’est fini la colonisation!» «Antilles et métropole, yes we can!» «A bas la grande distribution!»

Il est 18 heures place de Clichy, à Paris (XVIIIe) et c’est le grand soir de la gauche de la gauche. La manifestation de soutien aux Guadeloupéens – ils sont en grève générale depuis le 20 janvier – et aux Martiniquais se met en marche. Les slogans commencent à fuser. Le cortège, lui, gonfle à toute vitesse. Dans une heure, il comptera plusieurs milliers de personnes.

«Enfin, il y a une manif pour les Antillais, se félicite Alain Krivine, du tout nouveau Nouveau parti anticapitaliste (NPA). Elle n’a pas été facile à organiser, il y a eu beaucoup d’hésitations à gauche. Mais là, c’est fait, l’unité est réalisée», se félicite le trotskyste. Qui n’a pas besoin de regarder dans sa boule de cristal pour déclarer: «On est à la veille d’événements graves. La répression a commencé…»

A quelques mètres, Clémentine Autain, membre de la Fédération pour une alternative sociale et écologique, marche sur le trottoir avec son jeune fils, assis dans une poussette. Elle s’arrête un instant: «Cette manif de soutien est on ne peut plus normale. Il se passe des événements fondamentaux là-bas. Et le gouvernement s’en moque. Sarkozy a parlé quatre-vingt dix minutes en réussissant à faire l’impasse sur cette question. Cette attitude de mépris a vraiment des relents de colonialisme», déclare calmement la jeune femme. «Et ce qui se passe là-bas n’est pas sans lien avec ce qui se passe ici. C’est important qu’on leur renvoie un écho.»

«Nul ne peut accepter une société à deux vitesses»

Le long ruban se déroule, direction Saint-Lazare. En tête, les dirigeants des principales formations politiques et syndicales de la gauche de la gauche. Au côté d’Arlette Laguiller (LO), se tiennent Olivier Besancenot (NPA), Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche)… et Patrick Lozès, président du Cran (Conseil représentatif des associations noires). «Cette importante mobilisation est essentielle, dit Lozès. Il faut être nombreux pour dire que nul ne peut accepter une société à deux vitesses.»

Il est 18h40. La tête du cortège approche de Saint-Lazare. Philippe, 57 ans, retraité, est présent pour marquer sa «solidarité avec ce qui se passe dans les Dom-Tom, pour donner du poids à ce qui se passe là-bas, aider à faire bouger les choses… Là, c’est le statu quo.» Marcia Maria, 59 ans, est chanteuse de jazz brésilien. Et «française de coeur et de nationalité». Elle aussi manifeste pour ses «voisins», ses «frères», parce que «l’union fait la force». Elle dit: «Le monde entier doit se mobiliser pour changer.»

A 19 heures, la tête de la manifestation stationne face à la gare Saint-Lazare. Les leaders politiques prennent tout à tour le micro. «Halte aux pratiques colonialistes! déclare Olivier Besancenot. La répression est une raison supplémentaire de se mobiliser. Le peuple de Guadeloupe nous a montré la voie à ce que pourrait être une grève générale ici pour imposer la répartition des richesses dont on a besoin.» «Les békés sont les mêmes là-bas et ici», renchérit Jean-Luc Mélenchon. Vive la lutte, vive la solidarité! Ce gouvernement ne connaît que la répression.»


Source : Le Nouvel Obs

Par Parti de Gauche 13éme circonscription élargie
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