Politique Internationale

Jeudi 1 octobre 2009

Lundi 21 septembre, le président hondurien Manuel Zelaya est rentré au Honduras, près de trois mois après le coup d'Etat du 28 juin dernier. Pour soutenir son retour, des milliers de Honduriens se sont alors rassemblés à Tegucigalpa, devant l'ambassade du Brésil, où Zelaya a été accueilli.

Le gouvernement illégitime de Roberto Micheletti a immédiatement rétabli le couvre feu ; le pays est en état de siège et l’ambassade du Brésil est la cible de l’armée, au mépris du droit international.  Le Front national de Résistance au Coup d’Etat au Honduras annonce une répression féroce à l’égard des manifestants. En effet, le peuple hondurien, soulevé pacifiquement depuis l'enlèvement de son président élu, est victime de la violence de la police et de l’armée : arrestations arbitraires, disparitions, tortures et assassinats se multiplient pour tenter d’empêcher tout regroupement des citoyens. Mais la détermination populaire est de plus en plus forte.

Le Front national de Résistance au Coup d’Etat au Honduras appelle au renforcement de la solidarité internationale. Le gouvernement putschiste doit tomber et la démocratie doit être rétablie.

Les organisations françaises et latino-américaines de la région marseillaise appellent donc la population à exprimer sa solidarité avec le peuple hondurien lors d’un rassemblement :

-Cours d’Estienne d’Orves, samedi 3 octobre à 15h00

Afin d'exiger :

- La réinstallation immédiate et inconditionnelle de Manuel Zelaya à la présidence du Honduras.
- L'arrêt immédiat de la répression et la libération de tous les détenus.
- Une action efficace et sans ambigüité de la communauté internationale - notamment l'Union Européenne et la France qui doit rejeter le gouvernement issu du coup d’état et joindre les actes aux paroles en suspendant toute aide matérielle et économique à  ce régime illégitime.
- La vérité sur le rôle des fonctionnaires de l’administration étatsunienne, complices des putschistes.
- L’instauration d’une assemblée constituante.

Solidarité avec le peuple hondurien en lutte et les demandes du Front National de Résistance !

Premiers signataires : Aix solidarité. Apatapela. CADTM Aix en Provence. Cercle bolivarien de Marseille. Collectif de solidarité avec le Venezuela 13. Comité Chili Amérique Latine d’Aix en Provence. FASE (Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique). France Amérique Latine 13. France Cuba. FSU 13. Jeunesses communistes 13. Les Alternatifs 13. MRAP 13. NPA 13. Parti de Gauche des Bouches du Rhône. PCF 13. Sudacas. Sudéducation 13.

Marseille, le 25 Septembre 2009
Par Parti de Gauche 13éme circonscription élargie
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Jeudi 6 août 2009

Ce 6 août 1945 à 2 heures 30 locale, la météo sur Hiroshima étant satisfaisante, le bombardier B 29 Enola Gay décolle de l'aéroport militaire américain de Tinian, dans les îles Mariannes. Le commandant Tibbets, qui s'entraîne depuis des mois à cette mission, est le seul de l'équipage à connaître la nature de la bombe de quatre tonnes qu'il transporte dans ses soutes.


A 8 h 15, la bombe est larguée sur Hiroshima; elle explose quarante-cinq secondes plus tard, à 600 m d'altitude au-dessus du centre de la ville. Les deux blocs d'uranium 235 qu'elle contient sont violemment projetés l'un contre l'autre par l'explosif ; la masse critique de combustible nucléaire étant atteinte, la réaction en chaîne se propage en un éclair. Les premiers noyaux d'uranium éclatent projetant des neutrons qui vont casser les noyaux voisins, qui émettent à leur tour des neutrons qui déclenchent de nouvelles fissions... La puissance nucléaire s'emballe: 10*24 noyaux d'uranium fissionnent en une cascade de "générations", soit en moins d'un millionième de seconde. Pour la première fois dans l'histoire humaine, la matière se métamorphose en une colossale énergie. La destruction d'un peu plus d'un kilogramme d'uranium libère 60 000 joules, l'équivalent de 13 000 tonnes de TNT concentré dans un tout petit espace La température atteint plusieurs centaines de millions de degrés, la pression plusieurs millions d'atmosphères. La première bombe atomique, que les Américains ont baptisé Little- Boy (petit garçon), a recréé les conditions qui règnent à l'intérieur du Soleil. Mais c'est un soleil de mort.


L'énergie née de la fission nucléaire se libère de trois façons: 35 % sous forme d'énergie thermique, 50 % emporté par l'onde de choc et le souffle, et 15 % émis sous forme de radiations nucléaires. Dès le premier millionième de seconde, l'énergie thermique est emportée, dans un flash de lumière blanche éblouissante, par des rayons X qui transforment l'air en une boule de feu - d'environ un kilomètre de rayon et de plusieurs millions de degrés - planant quelques secondes sur Hiroshima, et par une onde thermique qui se propage à la vitesse de la lumière, brûlant tout sur son passage. Au sol, la température atteint plusieurs milliers de degrés sous le point d'impact; dans un rayon de 1 km, tout est instantanément vaporisé et réduit en cendres. Jusqu'à 4 km de l'épicentre, bâtiments et humains prennent feu spontanément ; les personnes situées dans un rayon de 8 km souffrent de brûlures du 3ème degré.


Engendrée par la phénoménale surpression due à l'expansion des gaz chauds, une onde de choc se forme et progresse à près de 1000 km/h, semblable à un mur d'air solide de forme sphérique. Accompagnée de vents d'une violence inouïe qui projettent les débris et entretiennent des tempêtes de feu, elle réduit tout en poussières dans un rayon de 2 km. Sur les 90 000 bâtiments de la ville, 62 000 sont entièrement détruits.


Le troisième effet de l'explosion nucléaire, le plus spécifique mais pas le moins meurtrier, est le rayonnement. Les radiations issues directement des fissions nucléaires sont constituées principalement de neutrons et rayons gamma. Outre leurs redoutables effets sur les organismes vivants, ils contaminent différents éléments - tels que l'iode, le sodium, le strontium - qui deviennent eux-mêmes radioactifs. Ce rayonnement secondaire, très peu connu il y a cinquante ans, est d'autant plus terrifiant que ses effets (cancers, leucémies... ) n'apparaissent que des jours, des mois, voire des années après l'explosion.


Le 9 août 1945, une deuxième bombe nucléaire, au plutonium cette fois, écrase la ville de Nagasaki. Le lendemain 10 août, l'empereur du Japon Hiro Hito capitule sans conditions. Selon les estimations, à la fin de l'année 1945 la bombe d'Hiroshima avait tué 140 000 personnes, celle de Nagasaki 70 000. Des dizaines de milliers de blessés devaient succomber au cours des années suivantes. (Par Hélène Guillemot)

Par Parti de Gauche 13éme circonscription élargie
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Samedi 17 janvier 2009

Le Parti de Gauche, qui a manifesté samedi dernier contre les bombardements israéliens à Gaza, s'oppose fortement à toute exploitation de ce conflit visant à le transformer en affrontement communautaire dans notre pays et ailleurs.



Il condamne avec la plus grande fermeté les actions antisémites qui ont augmenté depuis le début de l'offensive israélienne notamment l'attaque subie par une synagogue à St Denis.

 

Le conflit israélo-palestinien est une fois encore entré dans une phase dramatique. Ce conflit n'est ni religieux ni « ethnique », mais bien politique et territorial.


L'engrenage de la violence dont les populations civiles sont les premières victimes s'enracine dans l'aggravation, depuis des décennies, du sort insupportable fait au peuple palestinien.


Rien ne peut justifier les attaques - d'où qu'elles viennent  dirigées contre les civils. Mais chacun sait, au-delà de la condamnation nécessaire de tout crime de guerre, que la paix ne pourra advenir sans justice, cette paix par le droit hors de laquelle aucun des deux peuples ne pourra vivre un avenir humain.

Par Parti de Gauche 13éme circonscription élargie
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Vendredi 9 janvier 2009
J’étais absent de France jusqu’à ce jour sept janvier et je me trouvais sans accès possible à mon blog. J’ai donc enragé en silence de me trouver empêché de m’exprimer sur les horribles évènements de la guerre de l’actuel gouvernement d’Israël contre la population de Gaza.
Beaucoup s’étonnaient à juste titre de mon silence. Comment se taire devant un tel massacre, devant de tels crimes de guerre? En quelques jours l’actuel gouvernement d’Israël a fait davantage contre l’image de son pays que des centaines d’heures de propagande de ses ennemis les plus acharnés. Il s’est ainsi comporté comme le pire ennemi de la cause qu’il prétend servir. En vain objecte-t-on que le Hamas menait lui des opérations de guerre contre Israël avant cela. Car quelque soit l’angle sous lequel on considère le problème posé on revient toujours à ce point qu’on ne saurait utiliser soi même les méthodes que l’on reproche aux autres d’appliquer.
 La punition collective de toute une population est un acte radicalement inadmissible et intrinsèquement pervers. Chaque fois que le cas s’est présenté tous les esprits libres on protesté de toute leur force pour l’honneur de tous. Les français le savent d’autant mieux qu’ils ont eu à souffrir de ces sortes de punitions collectives pendant l’occupation. Et ils devraient d’autant mieux s’en souvenir qu’ils ont appliqué ces méthodes iniques, avec le succès que l’on sait, à la population algérienne, par exemple, à Sétif en 1945. C’est la racine même de la condamnation du terrorisme qui est ici impliquée. Car quand on condamne le terrorisme, quand on dénonce les agressions aveugles contre la population d’Israël pilonnées au hasard des tirs de roquettes on ne peut d’aucune façon accepter que la réplique soit d’en faire dix fois, cent fois pire en matière de barbarie.
Le retour de la loi du talion est toujours un recul de civilisation. C’est par opposition à elle que, par exemple, se légitime le refus de la peine de mort. Évidemment la logique de la barbarie a sa propre dynamique. Aliment vénéneux du communautarisme elle corrompt tout ce qu’elle touche. Ainsi voit-on des français se faire les importateurs de fanatisme en apportant dans des manifestations publiques la caution de la religion, celle-ci ou celle-là, à des combats étrangers.
Puissent ces images marquer les esprits autant que cela est nécessaire pour faire bien progresser parmi nous la détestation du communautarisme et la méfiance contre les soit disant «institutions représentatives» qui en font leur commerce. Ainsi la logique du «choc des civilisations», cet habillage grotesque du racisme et de l’ethnicisme s’insinuerait dans la vie de notre pays et diviserait entre eux les français. C’est cela le pire danger qui nous menace à cette heure.


La laïcité de la vie publique doit être défendue comme notre bien le plus précieux, ici et maintenant. La lutte au moyen orient n’est pas une lutte de religions mais une lutte pour la terre avec des arguments de religion. Quoique l’on opine à son sujet, il faut d’abord s’éviter de le faire à de telles conditions que non seulement on n’aide à  rien là bas mais que de surcroit on se nuise ici.
Par Parti de Gauche 13éme circonscription élargie
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